C'est un peu compliqué: les télescopes SC ou Mak courants ont une mise au point par déplacement du miroir primaire.
ce qui implique, à cause de leur miroir secondaire particulier, que la mise au point se fait par la variation de focale de l'nstrument.
Donc tel tube donné pour 1500mm de focale, par exemple, pourra varier entre quelques 1400 et 1800 suivant le montage utilisé en sortie.
Pour rester sur la focale minimum, il faut monter son oculaire, ou sa caméra, ou son reflex, immédiatement au bord du tube.
Au-delà, on ajoute la longueur du renvoi coudé, des bagues éventuelles, ou encore une tête binoculaire, d'un possible redresseur terrestre ,
et la focale augmente beaucoup, en permettant la mise au point !
On pourrait avoir la map avec un oculaire de 42mm 72°, dépassant les possibilités normales du tube considéré,
en l'éloignant de quelques centimètres avec un bout de tube, par exemple:
On pourrait faire la mise au point, donc augmenter encore un peu la focale du tube.
En résultat on pourrait se servir confortablement d'un tel oculaire (on est quand même limité par le vignetage dû au coulant 50.8),
mais on ne gagnerait pas en champ maxi, qui dépend des caractéristiques optiques du télescope,
ni d'un grossissement moindre, du fait de l'augmentation de focale.
C'est pourquoi des essais en réel s'imposent avec son matériel: tube, renvoi, oculaires !
Pour compléter, certains amateurs bloquent la focale de leur tube (SC principalement) à une valeur moyenne recommandée
par le fabricant, et utilisent un Crayford pour faire la mise au point.
C'est semble-t-il le montage préféré des "imageurs", pour sa stabilité: sur quasiment tous les SC, la map interne par translation
du primaire est tellement mal conçue que celui-ci "bascule" un peu sur son support lors d'un changement de position du télescope !
A tel point que certains tubes intègrent désormais le dispositif de blocage interne du miroir primaire.
Apparemment les Mak seraient un peu moins affectés par ce défaut.